Perles Usenet sur le "Libre"
Quelques commentaires intéressants glannés sur les newsgroups :
Pour ma part, je n'aime pas trop la facon dont la balance est penchee
en ce moment: plus de pub pour la GPL, pas mal de desinformation, ce qui
fait que beaucoup de gens pondent du code sous GPL parce qu'on leur a
explique `que c'etait la seule licence libre' avec des arguments plus
ou moins foireux.

Auquel cas, un peu de proselytisme dans l'autre sens ne fait pas de mal.

A part ca, je suis plutot remonte sur certains aspects techniques de
certains logiciels sous GPL, en particulier lorsque des considerations
politiques ont tendance a prendre le pas sur des considerations
techniques, et a plus ou moins imposer certains choix...
Par exemple, la FSF mene une politique de marche captif, de facon quelque
peu sournoise... rien a peter si mon logiciel ne marche pas avec autre
chose que gnu-make, gnu-m4, et binutils. (voire linux-i386, mais la, c'est
de la neuneuterie, pas du complot).

On peut aussi leur reprocher un amour immodere des fichiers auto-generes,
et du bordel qui va avec (et le cote `logiciel libre', a savoir `libre de
planter parce qu'il n'y a pas vraiment quelqu'un qui le maintient, et
`libre d'etre incompatible d'une version a l'autre' parce qu'on est des
rebelles), mais la j'avoue que je n'ai toujours pas compris la finalite
politique de la chose... cote modele, je vois tres bien. Ca rappelle tres
fort la russie stalinienne et tout l'aspect `l'economie va tres bien' de
cette epoque. L'analogie va tres loin, puisqu'il y a meme une police
politique: April/Aful, au choix... apres tout, peut-etre qu'il n'y a pas
de finalite.

No, RMS, Linux is not GNU/Linux
No, Richard, it's 'Linux', not 'GNU/Linux'. The most important
contributions that the FSF made to Linux were the creation of the GPL
and the GCC compiler. Those are fine and inspired products. GCC is a
monumental achievement and has earned you, RMS, and the Free Software
Foundation countless kudos and much appreciation.

Following are some reasons for you to mull over, including some already
answered in your FAQ.

    * One guy, Linus Torvalds, used GCC to make his operating system
(yes, Linux is an OS -- more on this later). He named it 'Linux' with a
little help from his friends. Why doesn't he call it GNU/Linux? Because
he wrote it, with more help from his friends, not you. You named your
stuff, I named my stuff -- including the software I wrote using GCC --
and Linus named his stuff. The proper name is Linux because Linus
Torvalds says so. Linus has spoken. Accept his authority. To do
otherwise is to become a nag. You don't want to be known as a nag, do
you?

    * (An operating system) != (a distribution). Linux is an operating
system. By my definition, an operating system is that software which
provides and limits access to hardware resources on a computer. That
definition applies whereever you see Linux in use. However, Linux is
usually distributed with a collection of utilities and applications to
make it easily configurable as a desktop system, a server, a development
box, or a graphics workstation, or whatever the user needs. In such a
configuration, we have a Linux (based) distribution. Therein lies your
strongest argument for the unwieldy title 'GNU/Linux' (when said bundled
software is largely from the FSF). Go bug the distribution makers on
that one. Take your beef to Red Hat, Mandrake, and Slackware. At least
there you have an argument. Linux alone is an operating system that can
be used in various applications without any GNU software whatsoever.
Embedded applications come to mind as an obvious example.

    * Next, even if we limit the GNU/Linux title to the GNU-based Linux
distributions, we run into another obvious problem. XFree86 may well be
more important to a particular Linux installation than the sum of all
the GNU contributions. More properly, shouldn't the distribution be
called XFree86/Linux? Or, at a minimum, XFree86/GNU/Linux? Of course, it
would be rather arbitrary to draw the line there when many other fine
contributions go unlisted. Yes, I know you've heard this one before. Get
used to it. You'll keep hearing it until you can cleanly counter it.

    * You seem to like the lines-of-code metric. There are many lines of
GNU code in a typical Linux distribution. You seem to suggest that (more
LOC) == (more important). However, I submit to you that raw LOC numbers
do not directly correlate with importance. I would suggest that clock
cycles spent on code is a better metric. For example, if my system
spends 90% of its time executing XFree86 code, XFree86 is probably the
single most important collection of code on my system. Even if I loaded
ten times as many lines of useless bloatware on my system and I never
excuted that bloatware, it certainly isn't more important code than
XFree86. Obviously, this metric isn't perfect either, but LOC really,
really sucks. Please refrain from using it ever again in supporting any
argument.

    * Last, I'd like to point out that we Linux and GNU users shouldn't
be fighting among ourselves over naming other people's software. But
what the heck, I'm in a bad mood now. I think I'm feeling sufficiently
obnoxious to make the point that GCC is so very famous and, yes, so very
useful only because Linux was developed. In a show of proper respect and
gratitude, shouldn't you and everyone refer to GCC as 'the Linux
compiler'? Or at least, 'Linux GCC'? Seriously, where would your
masterpiece be without Linux? Languishing with the HURD?

> Parce que je pourrais te dire que la liberté c'est l'accès au code
> source, donc si je lie une license proprio à mon code plus le code
> d'openssl, alors je viens de couper l'accès aux autres, donc ils ne
> sont pas libre d'accès à mon code.

C'est un débat qui a déjà été mené de nombreuses fois et qui est
quasiment condamné à engendrer une bonne grosse flamewar stérile. Il
est possible d'en discuter calmement dans fr.comp.applications.libres,
groupe adapté s'il en est, et modéré de surcroît.

Ce genre de débat (qu'on nomme habituellement "BSD vs GPL") tourne autour
de deux malentendus majeurs, que tout le monde se garde bien d'expliciter
parce que ça empêcherait de se taper dessus efficacement(*) :

-- Quand un GPLien parle de logiciel libre, il pense à la liberté
du logiciel lui-même, en temps qu'entité évolutive. Cette liberté
ne s'affermit qu'au détriment de celle du programmeur qui veut
réutiliser le code (c'est tout le principe de lui imposer la contrainte
supplémentaire de devoir diffuser ses propres modifications sous GPL).
Le BSDiste, en revanche, pense à la liberté du programmeur qui réutilise
le logiciel, au détriment de celle du logiciel lui-même. Le GPLien comme
le BSDiste parlent tous les deux de "logiciel libre" dans ce cas, d'où
une bonne confusion et des insultes qui volent bas.

-- Le BSDiste est individualiste, alors que le GPLien pense en termes
de communauté. Dans la situation que tu évoques (une entreprise
fabrique un logiciel utilisant le code d'openssl, et ne fournit pas le
code source du résultat), le BSDiste ne voit rien à y redire, et ne
comprend pas cette phrase : "je viens de couper l'accès aux autres". En
effet, l'entreprise a peut-être réutilisé openssl, mais ledit openssl
continue d'être pleinement accessible au reste du monde, dans les mêmes
conditions qu'avant. Et le code propriétaire de l'entreprise n'a jamais
été accessible au reste du monde, donc aucun accès n'a pu être coupé.
Le GPLien ne l'entend pas de cette oreille : lui, il considère que "la
communauté du logiciel libre" a produit du code (openssl), et donc
l'entreprise qui réutilise ce code est redevable auprès de la communauté
du logiciel libre, et doit moralement "jouer le jeu", c'est-à-dire
rejoindre la communauté du logiciel libre en diffusant son propre code
source. Le résultat c'est que le GPLien dit "c'est du vol" et le BSDiste
répond "rien n'a été volé", et ils se tapent dessus.



Mon propre code moral me dit à moi que :

-- l'auteur d'un logiciel diffuse ses programmes selon la licence qui
lui plaît à lui, et personne n'est moralement justifié à lui reprocher
d'avoir choisi la licence X ou la licence Y ;

-- en corollaire du point précédent, si l'auteur d'un logiciel place
ledit logiciel en licence BSD, alors il autorise explicitement tout
un chacun à réutiliser le code source sans diffuser le code source du
résultat ; l'auteur étant consentant, il n'y a pas lieu pour une tierce
personne, se réclamant ou pas d'une quelconque communauté, d'interférer
dans ce processus.

D'où l'on déduit que je suis plutôt BSDiste.
        


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